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 Carnet de voyage : Hubert en Malaisie (Jours 1,2,3,4,5,6)

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hbo
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MessageSujet: Carnet de voyage : Hubert en Malaisie (Jours 1,2,3,4,5,6)   Sam 13 Mar - 0:56

Bonjour à tous,

Jusqu’à la fin du mois de mars, vous allez devoir vous habituer à vous passer de votre Hubert préféré pour certain… de votre Hubert de ce que vous voulez pour d’autres ! Cependant, pour éviter de m’oubliez, je vous invite à me suivre dans mes périples en Malaisie. En effet, étant invité officiellement par le Guide du Routard, j’ai décidé de vous faire partager cette formidable expérience qui m’est offert : Un voyage avec l’un des plus fameux reporter du Guide : Olivier

1er et 2ème jour : Paris -> Singapour -> Johor Bahru :

1ère étape : Arrivant au contrôle des passeports, nous sommes surpris d’apprendre qu’il nous faut au préalable enregistrer nos empreintes digitales. Ainsi, nous faisons demi-tour pour redescendre au 1er niveau de l’aérogare Charles de Gaule 1. Là, nos empreintes sont enregistrées non sans mal (le système à tendance à « tousser » un peu »). Revenu, au point de contrôle, nous sommes autorisé à passer via un sas de sécurité « automatique » digne des meilleures films de science fiction (cf. la trilogie STAR TREK).

2ème étape : après une fouille des bagages à main très minutieuses (âmes sensibles s’abstenir !), nous découvrons le « cargo » des airs : j’ai nommé l’A380. Très impressionnant de part sa taille démesurée, nos yeux finissent par l’apprivoiser. « Attention » nous dit une élégante « stewardess » : « veuillez vous avancer vers le point (vert pour nous) correspondant à la couleur indiquée sur votre carte d’embarquement »… C’est avec une certaine émotion que nous pénétrons enfin dans le saint des saints.

Redoutant l’effet de gigantisme, nous sommes agréablement surpris de constater que les deux ponts sont divisés chacun en quatre parties distincts très cossues : l’une destinée aux « first class », les 2 autres destinées aux « business class » et les dernières destinées aux « economic class ». Ajoutons que la qualité des sièges est ce que l’on a pu voir de mieux jusqu’à aujourd’hui : spacieux, écran très large, plus de 60 jeux dont certains en réseau, 150 films, 300 cd à disposition, multiples journaux d’informations et d’émissions télés enregistrées, … Bref, une médiathèque digne de ce que l’on pourrait trouver dans le vaisseau spatial du film « 2001, l’odyssée de l’espace »… C’est donc non sans un certain plaisir, comme pour les 500 autres passagers qui nous accompagnent (+ 30 pour l’équipage), que nous prenons possessions de nos sièges qui nous ont été attribué.

3ème étape : « Please, fasten seat belt, crew is ready to take off ». Incroyable : stabilité, silence, puissance, chacun de ses superlatifs ne sont pas de trop pour qualifier les multiples prouesses technologiques qu’ont réussi à résoudre nos ingénieurs Européens. Il s’envole à la manière d’un aigle royal. Ses ailes sont tellement grandes que l’on pourraient les transformer en une piste de patins à roulette !

4ème étape : Autour de nous, piaille une joyeuse bande composée de 25 étudiants en Master à l’ESCP effectuant un voyage d’étude à Singapour. Les discussions durant tous le vol et les éclats de rire sont passionnants et parfois un rien passionnés. A l’issue de notre périple de plus de 13 heures, Olivier décide de dédicacer un « Guide du routard » au plus assidus de nos « gentils étudiants » : Arnaud.

5ème étape : On s’est posé la question : « est-ce une feuille ou le « géant des airs » qui vient de caresser le tarmac de l’aérogare 2 de Singapour, car sans y prêter attention, on aurait pu s’y méprendre ! Bref, après avoir dit « au revoir » à notre Hôte, un sol « tapissé» du sas de débarquement nous accueille. Propreté, luxe et gigantisme : tels sont les composantes de la structure qui nous accompagne jusqu’aux postes de douanes . Récupérant nos bagages avec une rapidité étonnante, un chauffeur mis à notre disposition nous invite à le suivre jusqu’au parking.

6ème étape : Une heure et demi après être sorti de l’avion, nous arrivons à destination de l’autre coté du « mur de fer » séparant Singapour de la Malaisie : Johor Barhu. Là, nous prenons possession de notre voiture (4x4 !). Fatigué mais heureux d’être arrivé à notre premier lieu d’hébergement « off shore » nous décidons, après un bon breakfast et une reconnaissance rapide des lieux, de nous reposer… en attendant le soir.

2ème jour, le soir : Johor Bahru City Night :

1ère étape : La nuit est déjà tombée depuis quelques minutes lorsque nous émergeons d’une sieste revitalisante. Attention, mesdames et messieurs, notre travail va réellement commencer : Olivier me montre les cartes qu’il a préparé sur lesquelles sont soigneusement notés les différents points à vérifier. Revigoré, nous quémandons un taxi pour se rendre au centre névralgique de la city.

2nd étape : Soudain, une voix lointaine nous interpelle : « Ne serais pas la langue Française que j’entends ? ».. . Nous faisons la connaissance de Salvatore, un Suisse d’origine Italienne qui semble bien surpris de nous rencontrer dans cet hôtel plutôt côtoyé par des business men . D’origine Sicilienne en réalité, il s’est établi depuis 2 ans à Singapour. Il y vit avec femme et enfants et supervise le développement des futures cartes magnétiques sans contact (penser au péage d’autoroute totalement automatisé et vous aurez compris). Chaleureusement, il nous propose de nous accompagner dans notre périple nocturne. Dépité « Abd Kader », le portier de l’hôtel se voit contraint de décommande notre taxi !

3ème étape : « Jahor Barhu » peut être vue comme une ville dortoir. En effet, sa situation géographique, au pied de la frontière Singapourienne, permet à bon nombre de Malaisiens de bénéficier du travail fourni par Singapour tout en évitant d’être contraint de payer des loyers « Singapourien » trop onéreux au regard de leur maigre salaire. En outre, cette ville ne possède aucun transport en commun. Il est donc très difficile d’y circuler pour un routard. Cependant, Salvatore précise que quelques adresses sont intéressantes. Aller dire bonjour à « Chez Papa » : c’est un « bouiboui » créé par un Français en mal d’exotisme : il possède une des meilleures cave à vin de la ville parait-il. Si vous aimer la cuisine du soleil levant, aller au restaurant japonais situé au Crown Hôtel : l’accueil y est très élégant, dans la plus pure tradition, et la nourriture est très raffinée. Enfin, si vous aimer jouer à « Tarzan et Jane », rendez-vous dans les arbres pour y déguster un bon Saté ! Insolite, ce restaurant à pour particularité d’y avoir installer ses tables d’hôtes dans des vieux arbres presque centenaires .

4ème étape : Au hasard de notre conversation, j’interpelle Salvatore en lui disant : « Je pense qu’il ne doit pas y avoir trop de problème de Santé, surtout à Singapour, ville réputé pour sa propreté légendaire ? »… C’est la stupeur dans la salle : Salvatore répond : Détrompez-vous !!! en début d’année, une intoxication alimentaire due à de la salmonelle à provoqué la mort de 15 personnes. Mais attention, cela ne s’est pas passé en Malaisie mais à Singapour dans l’un des « food-court » les plus populaire de la ville ! Blessé dans leur orgueil, les autorités Singapourienne ont pris des mesures draconiennes et ont mené par la suite une vaste campagne d’inspection. Cet « incident » à fait tâche d’huile en Malaisie et a abouti au renforcement des normes d’hygiènes. He oui, il arrive parfois qu’une si belle réputation, propagée depuis des décennies à travers le monde, peut en un instant être furieusement remise en cause. Affaire à suivre donc !

5ème étape : Après un repas de bonne facture dans un restaurant « mi « popular-class », mi « food-court », Salvatore, nous montre rapidement les différents endroits nocturnes de la ville. Ici, par exemple, sur la grande avenue aboutissant sur la mer, vous avez l’un des plus grands centre réputé pour ses massages thaïlandais. Ne vous égarez pas : Ici on parle bien de vrais massage thaïlandais pas des massages après les massages (comprendra qui pourra !). Remis de nos émotions, nous rentrons enfin à l’hôtel tout en prenant soin de remercier chaleureusement Salvatore pour sa bienveillance ; il est impatient de retrouver sa famille à Singapour (Nous sommes vendredi soir et le WE arrive déjà !). Allez, un dernier verre au bar ? OK on y va ! On déguste chacun un cocktail sans alcool : hé oui : l’alcool est très cher dans les cafés bar en Malaisie (pays Musulman oblige), surtout après dix heures du soir !

3ème jour : Johor Barhu -> Malacca

1ère étape
: Une fine lumière vient nous caresser tôt ce samedi et nous réveille sans ménagement : « 7h00, il est l’heure de se lever car vous n’avez pas de temps à perdre, les « backpacker » attentent impatiemment des nouvelles fraiches de la Malaisie… Allez, au boulot ! ». Sans perdre un instant, nous nous préparons et, après un copieux petit déjeuner pris à l’hôtel, Santiags au pied, carnet dans la main et stylo prêt à « dégainer » , nous nous dirigeons vers la première destination : le restaurant de « Tarzan & Jane » : Anjung Warisan restaurant.

2ème étape : « Olivier, ne t’embarrasse pas avec tes cartes, notre GPS (préparé de France avec la carte de Malaisie téléchargée via internet), va nous conduire les yeux fermés là où nous souhaitons aller ! Non sans mal au début : il faut s’habituer à la conduite à gauche, nous traversons la ville de Johor. Très vite, la campagne s’offre à notre panorama et au détour d’une jolie route verdoyante , telle que l’on pourrait en découvrir dans les alpes suisses, nous apercevons un ensemble de terrasses boisées au milieu de fromagers (arbres tropicaux). Le « gardien du temple », après une courte hésitation nous invite à rentrer(le lieu est fermé à cet heure-ci ). Après une rapide « inspection », nous lui précisons que ce lieu va être proposé pour le référencement. Pour plus de détails, veuillez vous procurez le Guide du routard Malaisie (édition 2011). Merci !

3ème étape : Johor Barhu derrière nous, nous empruntons la nouvelle « Highway », bordée de plantations d’hévéas (l’arbre à caoutchouc) et de palmiers à l’huile (de palme). Cette autoroute traverse du Sud au Nord les paysages les plus communs de la péninsule Malaise et relie, sur toute sa cote Ouest, Singapour à Penang. Si le pays il y a une vingtaine d’année était classé comme « pays en voie de développement », aujourd’hui il en est tout autrement. Cela prouve que la tolérance religieuse (nous sommes dans un pays islamique) allié à une économie volontariste, libérale et bien organisée permet un développement rapide harmonieux. Réapprovisionnement notre monture, un client de la station service nous demande avec curiosité et amabilité d’où nous venons. Au détour de la conversation , j’aperçoit une jeune femme voilée à travers la vitre fumée de sa voiture noire : une Proton, catégorie sport ! Est-cela la Malaisie, le respect des traditions couplée à une vie tourné vers la modernité ? Oui, la classe moyenne, quasi inexistante il y a peu, prend réellement sa place aujourd’hui.

4ème étape : Depuis le balcon de notre chambre au 9ème étage de l’hôtel Equatorial, nous admirons la ville. A gauche et en face au premier plan, j’aperçoit des petites maisons d’époque coloniale au murs blancs couvert de tuiles rouges serrées les unes contre les autres dans un environnement verdoyant. Un peu plus loin dans le même quartier se dresse des immeubles construits à partir des années 80 : centre commerciaux, galeries marchandes, immeubles d’habitation destinées à la classe moyenne. Au pied de notre hôtel, il faut se rendre à l’évidence : l’hégémonie à la Française a encore fait des dégâts : Carrefour est bien là ! Au second plan, mon regard est arrêté par une silhouette fantomatique, un immeuble de plusieurs étages en béton gris délavé et aux murs envahis par les herbes folles : de quoi s’agit-il ? A-t-il brulé ? Est-ce une ruine ? En réalité, c’est une des multiples victimes de la crise asiatique survenue après le tremblement de terre de Kyoto en 1998 (Japon) : le promoteur ayant fait faillite, l’immeuble ne fut jamais terminé. Enfin, au loin, au-delà des villas qui grouille le moment venu de « weekendistes », j’aperçoit la mer : c’est le détroit de Malacca qui sépare la péninsule Malaise de Sumatra (Indonésie) où quelques cargos passent ou sommeillent au gré des vents.

5ème étape : Le crépuscule tombe sur Malacca. Une pluie fine rafraichi l’atmosphère. Soudain, j’entends le piaillement d’une meute d’oiseaux perchés dans les arbres et, rythmé par les enseignements du Coran, la prière d’un muezzine monte vers le ciel. C’est cet instant magique, mélancolique et éphémère que nous choisissons pour inspecter un quartier judicieusement choisi par Olivier. Le constat est sans appel : en l’espace de 7 ans, ce quartier, connu pour son délabrement légendaire, est devenu aujourd’hui, grâce à la volonté politique, un endroit où l’on trouve une multiple de maisonnées totalement restaurées. Cette inspection confirme le bien fondé du référencement de certains lieux comme cette hôtel musée récompensé par pas moins de 5 prix d’excellence, mais remet aussi en jeu le référencement de certains autres lieux comme cet autre restaurant devenu très quelconque et inhospitalier. On y apprend notamment que le propriétaire à changé.

6ème étape : Revenu aux abords de notre hôtel, nous décidons de prendre un « drink » dans un endroit animé. Orchestre et chanteuses sont là… mais force est de constater que le public lui n’est pas au rendez-vous (il est 22h30 et nous sommes le samedi). Mais alors, que se passe-t-il ? Le pays est-il en deuil ? Non, simplement ce public tant attendu préfère aller flirter avec les grands magasins encore ouvert (Carrefour en fait partie) plutôt que de se détendre !

4ème jour : Malacca, le cartier historique

1ère étape
: Tout semble loin, très loin, vu de notre chambre d’hôtel, et pourtant , si vous prenez le taxi, cela vous coutera qu’entre 10 et 15 Ringgits si vous décidez de vous déplacer à travers la ville, soit l’équivalent de 2 au 3 € (on vous conseille tout de même de fixer le prix à l’avance : il n’y a pas de compteur et parfois il y a beaucoup de circulation). Nous décidons donc de laisser la voiture au Parking et d’investir dans ce mode de locomotion. Arrivé sur place, nous nous mettons immédiatement au travail. Très vite, nous nous apercevons que la ville n’est pas encore bien réveillé, il est vrai que c’est dimanche.

2ème étape : Très méthodiquement, selon un plan bien établi à l‘avance, nous vérifions une par une les adresses référencées dans le guide. Je suis très surpris de constater que, si une bonne partie peuvent être reconduites sans difficultés (néanmoins avec certaines mises à jour pratiques ou géographiques : le GPS en mode piéton nous le démontre), d’autres sont sérieusement remises en causes soit parce que la prestation n’est plus à la hauteur, soit parce que l’établissement n’existe plus ! En revanche, au hasard de nos investigations nous découvrons des lieux, voire des pans de quartiers entiers, qu’il serait nécessaire de référencer !

3ème étape : Arrivé à un carrefour faisant la jonction entre deux parties de la ville (séparées par un canal totalement réaménagé), nous découvrons un musée dédié à l’archéologie. « Des fouilles très récentes ont mis à jours des vestiges d’une grande valeur histoire » explique le directeur / archéologue du musée que nous avons la chance de rencontrer. Ouvert, il y a à peine un an, Olivier comprend tout de suite l’intérêt de ce lieu. Il décide de le lister pour le prochain référencement.

4ème étape : Si l’office du tourisme est correctement référencé dans le guide (le positionnement géographique a tout de même changé), Olivier constate que ce n’est malheureusement pas le cas pour la maison abritant la « police touristique ». Bravant notre « timidité », nous décidons de frapper à la porte. L’équipe policière, composée de 4 femmes (2 voilées) et d’un homme, nous accueille avec bienveillance. Là, contrairement à l’accoutumé, Olivier explique le bien fondé de notre démarche. Comprenant rapidement, la sergent-major nous fait un rapide compte rendu de la situation en Malaisie et dans cette ville. Elle confirme ce que nous avons observé depuis notre arrivée : c’est un pays calme, sans agressivité, où le grand banditisme est anecdotique. Bref, la Malaisie, comme Singapour est un endroit relativement « Safe ».

5ème étape : Qui n’a pas rêver de prendre un thé dans une véritable maison dédiée à cette boisson légendaire. C’est ce que l’on a découvert par hasard. Cette grande demeure, transformée pour l’occasion en musée, à la particularité de posséder un petit théâtre traditionnel. Dans la salle principale où sur chacune des tables laquées, un service à thé dans la plus pure tradition nous attends, des fresques murales sculptées complètent le décor. C’est résolument une nouvelle adresse à référencer dans le guide.

6ème étape : « Messieurs, vous êtes du Guide du routard n’est-ce pas ? ». C’est en ces termes qu’un homme d’un âge avancé nous accueille. Quelle lucidité ! C’est d’une voie calme et apaisée qu’il nous apprends que, tour à tour, il a connu tout les malheurs du monde : attaque cérébrale, faillite, femme qui le quitte, …. Cet homme s’occupant aujourd’hui d’une pension modeste mais de bonne facture nous a touché par sa simplicité. J’ai eu l’impression qu’il a essayé de nous faire passer le message suivant : le plus important dans la vie, c’est que, malgré tous les malheurs qu’elle nous fait subir, rien ne peux la remplacer.

7ème étape : Tout le monde se souvient de l’album de Tintin : « Le Lotus Bleu ». Rappelez-vous, Tchang, sauvé de la noyade par Tintin, éclate de rire quand ce dernier lui apprends : «Tchang, tous les blancs ne sont pas mauvais, mais les peuples se connaissent mal… Ainsi, beaucoup d’européens s’imaginent, dur comme fer, que toutes les chinoises, sans exception, ont des pieds minuscules et que maintenant encore les petites filles chinoises subissent milles tortures destinées à empêcher leurs pieds de se développer normalement… » Cette légende n’est pas une fiction. Cette tradition, d’un autre âge, a même perdurée jusqu’à son interdiction totale ordonnée par Mao Tsé Toung en personne. Encore plus étonnant, savez-vous que certains cordonniers étaient spécialisés pour fabriquer les chaussures si particulières que portaient ces petites filles. Et bien, nous l’avons rencontré ce cordonnier légendaire, pas à Shanghai ou ailleurs en chine, mais à Malacca. C’est non sans une grande émotion que nous apportons notre dédicace (carte de visite en prime) dans le livre d’or que nous invite à signer l’héritier de la lignée qui à perpétrer cette tradition.

8ème étape : Il est 16h00. Il est temps d’aller se restaurer un peu : cela fait presque 6h00 que nous n’avons rien mangé. Raymond, l’héritier de la lignée nous propose d’aller casser la croute au « Jonker88 », non référencé dans le Guide. Arrivé là, nous constatons qu’un flot ininterrompu de convives locaux se presse devant les fourneaux. En effet, c’est une multitudes de soupes et de plats plus ou moins copieux qui nous sont proposés. « C’est tout simplement délicieux » me dit Olivier. En plus le prix est très raisonnables (7 Ringgits pour 2 soupes, soit 1 € 50). Il faut absolument ajouter ce lieu au Routard. Rassasié, nous poursuivons notre chemin.

9ème étape : Il est 20h00, après s’être ressourcé à l’hôtel, nous sommes fin prêt pour nous rendre au quartier portugais, conformément au plan établi. Grands voyageurs, les portugais utilisaient le port de Malacca (ancienne concession offerte par l’empereur de Chine au XVème siècle pour remercier les portugais de l’avoir aidé à repousser les envahisseurs) pour le transit des marchandises provenant ou à destination de Macao (ancienne colonie Portugaise). Aujourd’hui, parfaitement intégrée en Malaisie, cette population très métissée s’est spécialisée dans la restauration. Ici, on vient avant tout pour déguster de bonnes spécialités sous les auvents d’un gigantesque « food-court ». Cet endroit offre en outre une vue très agréable sur le détroit de Malacca.

5ème jour : Malacca -> Kuala Lumpur

1ère étape
: Sitôt levé, nous nous empressons d’aller prendre le petit déjeuné car une longue journée nous attend. Après le « check out », nous profitons du calme de la matinée pour nous diriger vers l’office du tourisme. Là, minutieusement Olivier vérifie un par un les renseignements pratiques : horaires de bus et de trains, fréquences pendant les jours de la semaines, le week-end et les jours fériés, nouvelles lignes ouvertes récemment, anciennes lignes fermées depuis, …

2ème étape : Historiquement, le canal était utilisé pour accueillir les petites frégates destinées au commerce des épices. De grandes demeures, l’une d’elle transformée en musée, sont là pour le témoigner. A la fin XIXème siècle, ce canal tomba dans l’oubli et devint l’un des lieux les plus nauséabonds de la ville. Au tout début des années 2000, les autorités de Malacca ont commencer à prendre conscience de l’attrait touristique et historique de leur ville. De grands travaux ont été entrepris et le canal n’a pas été oublié. Aujourd’hui, toutes ses rives, bordées de petites maisonnettes sont peu à peu réaménagées et embellies. Ainsi il est possible d’en faire le tour. De petite vedette, à l‘image de ceux que l’ont peut trouver sur la Seine au niveau du Pont Neuf, sont prêt à vous recevoir. En 2008, grâce à tout ses efforts, la ville obtient la consécration suprême : elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

3ème étape : Avec un certain sentiment d’inachevé : il reste encore tant de choses à faire et à vérifier, nous quittons Malacca pour nous diriger vers la capitale Kuala Lumpur. Olivier victime d’un coup de fatigue s’assoupi. Traversant une à une les petits villes, guidé par le GPS comme toujours d’une précision redoutable, je poursuit ma route. Cela fait ¾ d’heure que nous roulons. A un carrefour, m’arrêtant consciencieusement pour laisser la priorité, soudain, un grand BOOM nous réveille. Notre voiture fait un bond de 50cm. Il faut se rendre à l’évidence, quelqu’un n’a pas su s’arrêter derrière nous. Gardant mon sans froid, je gare calmement la voiture sur le bas coté. Notre conductrice fautive en fait de même. Au volant de son coupé blanc, cette représentante de commerce diplômé en marketing, très élégamment habillé, s’approche de nous et présente ses excuses. Rapidement, nous constatons les dégâts en prenant des photos avec notre appareil numérique. Plus de peur que de mal en fin de compte : le 4/4 a parfaitement absorbé le choc et nous sommes donc en mesure de continuer. En revanche, la situation est jugée plus préoccupante pour sa voiture. Laissant Olivier gérer la conversation et les différents appels passés aux compagnies via le téléphone portable de la demoiselle, tout fini par s’arranger. Pour plus de sureté, le représentant de la compagnie de location de voiture propose de venir inspecter notre voiture sitôt arrivé à l’Hôtel à Kuala Lumpur. Pour palier aux premières dépenses, notre demoiselle propose de verser un « deposit » que l’on versera ensuite au représentant de l’assureur, donc au représentant de la compagnie de location dans notre cas. Il n’y a aucun papier à remplir : tout est basé sur la confiance et le bon sens. Si tout les conflits en France était géré de la même façon, … Un exemple à suivre. Si j’ai laissé Olivier mener les débats, c’est pour m’assurer d’une chose : qu’aucune des parties perdent la face.

4ème étape : ¾ d’heure plus tard, nous reprenons la route. Rapidement, je constate que l’électronique tousse un peu. Impossible d’arrêter les feux de détresse. Par intermittence, les portes se verrouillent et se déverrouillent sans aucune logique. Les voyant indiquent constamment que les portières sont ouvertes. Il faut se rendre à l’évidence : il ne sera plus possible de garder cette voiture. Cinq minutes après notre arrivée à l’hôtel, le représentant de la compagnie de location de voiture constate les dégâts. Il nous explique : « Bien, je vous laisse cette voiture en remplacement. A 19h30, je serais de retour avec une nouvelle voiture ». Comme convenu, à 19h30 (quelle précision), notre contact se présente à la réception de l’hôtel et nous présente la nouvelle voiture. En réalité : c‘est la même réparée pour l’essentiel, y compris le pare-chocs arrière !!!??? Estomaqué, nous nous rendons à l’évidence : Efficacité et sens du service : c’est le TOP ici ! Prenant congé, notre « sauveur » me demande la clé de la voiture qu’il avait laissé en « transit ». Je réponds : « Mais je ne l’ai pas, ne serait-ce pas vous qui l’aurez gardée ? » Après quelques minutes de recherche, Olivier présente ses excuses en précisant qu’il les avaient rangées dans une des poches de son pantalon ! Tout cela s’est finalement bien terminé avec un éclat de rire général. Quelle aventure ! Cet incident nous amène aux conclusions suivantes : le respect de l’individu et d’autrui font partie, sans aucun doute, de l’éducation Malaise. En outre, le comportement observé par tous les protagonistes nous impose le respect.

5ème étape : Le soir tombant sur Kuala Lumpur, nous nous préparons pour rencontrer Monsieur Tuan, un ingénieur industriel vietnamien spécialisé dans l’économie du pétrole. Il sera normalement accompagné de sa femme, vietnamienne elle aussi. Olivier m’explique que c’est un contact très important et qu’il a prévu de l’inviter dans un bon restaurant de la ville. En effet, Tuan travaille pour « Petro Vietnam » et son bureau est basé dans l’une des deux tours « Pétronas »., symboles de la capitale. Tandis que nous l’attendons, un jeune homme muni d’un short se rapproche de l’hôtel. Arrivé à notre hauteur, il nous interpelle et nous pose la question : « Monsieur Page ? ».Olivier répond : « Oui c’est bien moi, puis-je vous aider ? ». Ce jeune homme répond « Bonsoir Olivier, je me présente, je suis Monsieur Tuan et voici ma femme » … Qui aurez pu imaginez que ce jeune homme et cette jeune fille aux allures d’adolescents et habillés comme deux « Backpakers » forment en réalité un couple plein d’avenir travaillant dans la plus grande compagnie de Malaisie ?

6ème étape : Sans perdre en instant, Tuan nous propose de nous conduire dans un restaurant qui a la réputation de proposer de très bons plats de fruits de mer. Arrivé sur les lieux, nous constatons que c’est en réalité l’un des « food-court » les plus populaires de la ville. Tuan et sa femme ne nous laisse aucun répits. Adieu le rêve d’Olivier de fréquenter l’un des meilleurs restaurants de la capitale ! C’est finalement Tuan et sa femme Chi qui mènent la danse.

Dégustant les différents plats qu’ils ont commandé, nous découvrons peu à peu qui ils sont en réalité. Premier constat : tout les deux possèdent un français impeccable. En effet, Tuan a fait toutes ses études en France et, en complément de son diplôme d’ingénieur, il possède un master en économie obtenu à l’Institut Français du Pétrole. Sa femme Chi à également fait une partie de ses études en France à Aix-en-Provence. Deuxième constat : il est très critique vis-à-vis de ses compatriotes Vietnamiens. Si la religion Musulmane a été fédératrice et moteur pour le développement de la Malaisie, en revanche cela n’a pas été le cas pour la religion dominante au Vietnam : le bouddhisme. C’est sans conteste une grande frustration pour lui. Il estime que, tant que le gouvernement communiste n’acceptera pas la démocratie et tant que la corruption perdurera, le Vietnam sera incapable de passer du stade d’un pays en voie de développement à un pays développé comme la Malaisie. Seuls une démocratie « maitrisée et responsable » et un vrai plan d’ensemble, à l’image du Plan Marshall qu’a connu l’Europe après la seconde guerre mondiale (ma réflexion), permettront à son pays de se développer sereinement par le biais de la création d’industries nouvelles. Il réfute la thèse de l’économie basée uniquement sur le commerce mais soutient celle qui permet la création d’une réelle valeur ajoutée. Troisième constat : il estime que notre pays est trop peuplé d’hommes orgueilleux ou fiers. Pour lui, il y a danger. Il explique que si certains principes économiques ne sont pas remis en cause, notre pays s’enfoncera dangereusement dans le sous développement !!! La discussion fut constructive et pleine de surprises. Notre constat est clair, c’est homme simple qui possède un grand sens de l’analyse et, d’après ce qu’il nous en a dit concernant son travail et ses collègues Malaisiens, il semblerait que cela soit due à une certaine philosophie de pensée inculquée au Malaisie.

6ème jour : Kuala Lumpur, le quartier chinois et ses environs.

1ère étape
: Des trois hôtels où nous avons logé, c’est « l’Anggun Boutique Hotel » qui possède le plus de caractère. Les bois tropicaux font partie intégrante de notre chambre du 3ème étage : parqué ciré, 2 grands lits très confortables, meubles et portes ouvragées, rien n’est laissée au hasard. Cependant, l’équipement moderne est également présent : un lecteur DIVX dernier cri doté de plus de 50 films mis à disposition, la wifi gratuite et illimitée (matériel CISCO) et un écran plasma 107cm. En outre, au dessus de notre chambre, une vaste terrasse sert à la fois de salle pour le petit déjeuner et de bar cocktails. Décidément, le routard fait bien les choses…

2ème étape : Tout autour de nous, une multitude de « Guest House » doivent en priorité être vérifiées. Pendant notre inspection matinale, un Monsieur nous interpelle et prend l’initiative de « diriger » nos visites. Visiblement, il ne semble pas trop apprécier notre présence. Nous nous y attardons pas. Olivier par la suite me précise qu’il doit être certainement le « macro » des petits hôtels du coin. Malgré cela, la récolte est fructueuse et permettra à Olivier de mettre à jour correctement le Routard.

3ème étape : Arrivé au cœur du quartier chinois, nous commençons notre « inspection » en fonction des différents points soigneusement présélectionnés sur la carte. Ayant un peu perdu notre chemin, Olivier me demande d’utiliser le GPS pour se diriger vers un hôtel, non encore référencé. Arrivé sur place, nous constatons que le « Nanas » Hôtel est situé juste en face du fameux « food-court » où Tuan et Chi nous avaient invité hier soir. Au 1er étage, un jeune homme corpulent et jovial, de type indien nous accueille avec bienveillance. Au cours de la visite, nous sommes surpris par la qualité de l’agencement des chambres et des appartements qu’ils nous montrent. Le rapport qualité prix semble très bon me dit Olivier. De plus, sa situation géographique est excellente. Le réceptionniste se présente : Je suis le neveu du propriétaire de l’hôtel, je m’appelle Boo et j’ai en outre été sélectionné pour travailler en tant que « demi chef cuisinier » à l’hôtel Ritz de Paris pendant 3 ans à partir d’avril 2011. « Chef Boo » demande alors à Olivier si le Deal est intéressant : 2750€ par mois, logement compris à l’hôtel dans un des studios réservé au personnel… Qu’en pensez-vous ? C’est assurément un contact très intéressant pour Olivier. Il aura enfin un porte d’entrée dans cet hôtel mythique. Saviez-vous qu’Ernest Hemingway, lorsqu’il a pénétré en août 1944 dans cet hôtel pour le libérer des allemands, s’est en premier lieu précipité dans la cave à vin pour vérifier si elle était encore intacte ?

4ème étape : Prenant congé de Chef Boo, nous poursuivons notre chemin. Il est 15h00. Le « Old China Cafe » nous accueille. Olivier constate que l’endroit est fidèle à sa réputation. C’est l’ancien point de rendez-vous pour certaines familles chinoises d’un même clan vivant en Malaisie ; l’inscription gravée sur la porte battante de l’entrée est là pour en témoigner. Cet historique café, l’antithèse du « Star Buck café », recèle bien des trésors. J’observe la décoration. Dans un coin, mon regard est attiré par un tableau : c’est celui de Tchang Kaï-Chek, chef de fille du Guomindang, partit nationaliste chinois qui a lutté contre les forces communistes Mao Tsé Toung. A gauche et droite de chacun des miroirs qui se font face, une vingtaine de photos de l’époque coloniale tapisse les murs jaunis par le temps. Dégustant le thé traditionnel des « Cameron Islands », Olivier, fidèle à son habitude, réalisant consciencieusement son travail, interroge le patron des lieux : Léonard Tee. Ce dernier nous apprend qu’il est producteur de film. Le dernier film qu’il a coproduit est le Visage du réalisateur Tsai Ming-Liang. C’est un film d’auteur qui a été présenté au festival de canne en mai 2009 et qui est sorti en France en novembre de la même année. Il a été tourné dans les coulisses du Palais du Louvre et il a pour interprètes principaux Fanny Ardant et Laetitia Casta. Pour la petite histoire, ce film n’a pas été autorisé à être projeté en Malaisie. Jugé trop sensuel, la scène où Laetitia Casta est nue a donné raison à la censure. Cependant, Olivier qui rêvait depuis des années d’avoir une porte d’entrée dans le Show Business Français est ravi. Je vais enfin avoir la possibilité d’approcher les plus grands réalisateurs Français et peut être les plus grands acteurs… Décidemment, Hubert tu me porte chance me dit-il !

5ème étape : Depuis que nous sommes arrivés à Kuala Lumpur, nous avons préféré laisser la voiture au parking au profit de la marche à pied ou du taxi. Il est vrai que le coût d’utilisation est modique (entre 10 et 15 RM par course). Cependant, nous avons été parfois surpris de la méconnaissance par les chauffeurs de taxi de certains lieux. C’est ainsi que le GPS nous a été 3 fois d’un grand secours !!! Dernier exemple en date : notre chauffeur de taxi ne connaissait même pas le lieu exact où est situé notre hôtel.

6ème étape : Il est presque 21h00. Olivier me dit : « je souhaiterais aller prendre un verre au « Shangrila Hotel ». Cet hôtel vit le jour au cours des années 1980 et est l’un des plus important d’Asie. Il est le premier d’une lignée construit par Monsieur Robert Kuok. Ancien commerçant, cet homme se révéla très vite. Doué et tenace en affaire, il devint en l’espace de 30 ans l’un des plus grand magnat de l’industrie de la finance en Malaisie. Vivant à Hong Kong, ayant eu 8 enfants, il a aujourd’hui plus de 80 ans et sa fortune colossale est convoitée par ses anciennes femmes, sa femme actuelle et ses maitresses. On peut le comparer avec Eddie Barclay car il s’est marié plusieurs fois… Arrivé à la réception de ce prestigieux hôtel, nous nous dirigeons vers le café bar. Sa décoration est digne des meilleures séries américaines : authentique orchestre de Jazz, hôtesses soigneusement habillées dans leur longue robe traditionnelle Malaise, fauteuils moelleux et cocktails en prime à vous faire rêver des heures durant. Comprenez moi bien. Ce lieu est symbolique pour Olivier : cela fait 20 ans, presque jours pour jours, qu’il n’y avait pas remis mes pieds.

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A très bientôt

Hubert


Dernière édition par hbo le Dim 21 Mar - 1:22, édité 2 fois
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